LES STRAUSS KAHN
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extrait
presse
Au forum de Yalta

Stéphane Fouks
Allo ?
Viktor Pintchouk
Allo ? C’est Viktor. J’ai besoin de toi.
Fouks
Qu’est ce qui se passe ?
Pintchouk
On vient d’hospitaliser Iouchtchenko à Vienne…… Il vient d’être admis à la clinique Rudolfinerhaus….La dioxine. Tu peux faire quelque chose pour nous ?
Fouks
Je ne peux pas quitter Yalta pour le moment ; pas plus que toi ; Dominique va arriver au Forum dans la soirée.
Pintchouk
La Dioxine, il ne faut pas qu’ils comprennent. Ca ne doit pas sortir ; fais quelque chose.
Fouks
Je vais trouver un plan ; je m’en occupe, compte sur moi.

Fouks appelle Ramzy Khiroun

Allo Ramzy, tu fonces à Vienne. Viktor Iouchtchenko vient d’être hospitalisé en urgence. Il faut étouffer les premiers soupçons d’empoisonnement. C’est toi qui va rédiger le communiqué de santé qui exclura toute tentative d’assassinat et qui exclura tout soupçon qu’on pourrait porter sur Pintchtouk. Fais vite.
Soigne le communiqué, quelque chose comme "Les allégations selon lesquelles Viktor Iouchtchenko a été empoisonné sont totalement infondées en termes médicaux". Fais vite. On compte sur toi.

Dans le bureau de la RSCG, Finchelstein lit :

Libération 13 décembre 2004
NON, ce ne sont pas des sushis avariés qui ont ravagé en quelques mois le visage de Viktor Iouchtchenko, le leader de l'opposition ukrainienne, comme on le laissait parfois entendre dans les cercles proches du pouvoir.
Le résultat des dernières analyses effectuées par un laboratoire d'Amsterdam, à la demande de la clinique, a permis samedi d'affirmer sans ambiguïté que le sang de Victor Iouchtchenko recelait de «très fortes concentrations de dioxine» à des niveaux «au moins mille fois plus élevés que les doses tolérables».
Il aura fallu quoi qu'il en soit près de trois mois et demi aux médecins autrichiens pour parvenir à conclure à l'empoisonnement, après moult péripéties, menaces et soupçons de manipulations. L'un des premiers communiqué médical diffusés s'était révélé être un faux (….) Et un responsable de la clinique a reçu à deux reprises des menaces qui l'ont conduit à engager des gardes du corps.
Les médecins ont informé «les symptômes et l'évolution de la maladie ne correspondaient à rien de ce qui est connu dans la médecine civile». L'équipe soignante, qui s'estimait incompétente en matière de «bioterrorisme», a alors lancé un appel à la communauté médicale internationale pour l'aider à établir un diagnostic, «mais personne ne s'est manifesté».