13 JOURNEES DANS LA VIE D'ANTOINE DUHAMEL
propos
générique
extrait
presse
[Ce soir là au Cinéma Beaubourg à Paris, Antoine Duhamel n’était pas content.
Il était venu présenter, Ceux d’en face, de Jean-Daniel Pollet.
Il y avait dix-neuf personnes dans la salle, les animateurs du débat compris.
Ce n’était pas pour le peu d’audience de sa musique qu’il se fâchait.
Il ne comprenait pas pourquoi, et le disait avec véhémence ce film avait rencontré aussi peu de spectateurs.
Au point que, après l’échec du précédent, Dieu sait quoi, cantate d’images tressées autour de sa musique et de textes de Francis Ponge, on pouvait s’attendre à ce que celui-ci connaisse le même retrait brutal de l’affiche.

Quelle oeuvre immense en effet que celle de ce cinéaste, mort à pas même soixante ans, dans la misère.

Jean-Daniel Pollet qui disait d’Antoine : « Une rencontre bénie, comme il s’en produit assez peu au cours d’une vie. Antoine a accompagné sans relâche mon travail pendant plus de trente ans. Une rencontre bénie. »