20 décembre – Fin de résidence

Chères amies, Chers amis,

La résidence de la Compagnie à Grande-Synthe commencée au printemps  2002 prendra fin le 31 décembre 2019.

Pour fêter ces 18 années d’actions artistiques dans la ville et avec les habitants, la Compagnie et le service culture de Grande-Synthe organisent une soirée « Sortie de résidence ». Vous y êtes toutes et tous chaleureusement invités.

Pour assister à cette joyeuse révérence, rendez vous ce

vendredi 20 décembre
à 20h
au Palais du Littoral

Cette soirée est en remerciement à tous, à la ville de Grande-Synthe et l’ensemble des services qui nous ont accompagné, au millier et demi de participants qui ont suivis nos ateliers, aux centaines d’artistes qui ont accepté de partager nos propositions et bien sûr aux quelques soixante mille spectateurs qui ont assistés à tout ce grand bazar, ici à Grande-Synthe.

Au programme de la soirée : diverses, nombreuses et courtes performances artistiques des artistes professionnels et des fervents amateurs qui ont fait la vie de la compagnie pendant toutes ces années.

L’entrée est gratuite mais la réservation indispensable au 03 28 24 49 00

Merci de votre présence à cette fin de partie,
Avec les chaleureuses bises de toute la compagnie.

Traces perdues

Et il y a tous les spectacles d’avant, dont nous n’avons pas de traces numériques, seulement la joie et la nostalgie de les avoir créés :

Transits, de Philippe Braz, en 2001, au Théâtre du Nord, Lille

Guerre ils ont écrit ton nom, en 2000, au LAAC, Dunkerque

Abosphore et Schiaffino, requiem pour un docker, de Irène Buniet, en 1999, Musée portuaire, Dunkerque

Le Sylphe, d’après Vivant Denon et La Popelinière, en 1998, au Channel, Calais

Le Chant des Abysses, en 1996, à Nausicaa, Boulogne

et quelques autres…..

Reflets du Monde

Voyage dans les 5 continents, autour du bassin olympique.

« A partir des créations textiles de l’association Coud’Pouce et de sa toute dernière collection altermondialiste inspirée des 5 continents, Brigitte Mounier a écrit et mis en scène un voyage, sur la terre et sur l’eau, permettant de réunir 55 participants, acteurs, danseurs, nageuses, mannequins, à la piscine olympique de Dunkerque.
Un savant mélange d’Art et de géopolotique. »

13 journées dans la vie d’Antoine Duhamel

1 heure de spectacle impressionniste pour tenter de raconter l’extraordinaire complexité et richesse de l’œuvre d’Antoine Duhamel.

Pour raconter aussi ses doutes, ses rencontres, ses amours, ses larmes, tout ce qui  fait la vie d’un homme ordinaire.

3 comédiens, un pianiste, une chanteuse et des images reconstituent et rassemblent dans 13 journées symboliques, la vie de ce compositeur exceptionnel, connu du grand public par ses musiques de films pour Godart, Truffaut, Adam, Pollet, Leconte, Tavernier et tant d’autres.

Connu de quelques autres pour ses symphonies, son Dixit Farouche et son extraordinaire théâtre musical. Connu aussi bien sûr pour son ascendance : il est le fils de Blanche Albane et de George Duhamel.

Synthe Saga

Synthe Saga est une fresque où les hommes à la recherche du bonheur ou fuyant leur malheur se rejoignent dans un far west emblématique.

Ils sont venus de tous les horizons et d’au-delà des mers emportant dans leur valise des traditions séculaires et des souhaits de bonheur, ceux de tous les migrants.
Les migrants vers l’Ouest et le Nord sont les enfants du capitalisme dit John Bodnar. Ils ont migré suite au bouleversement économique induit par le triomphe du capitalisme industriel. Ils ont apporté leur pays natal dans leur valise, leur force de travail et la complexité des relations humaines.
Grande Synthe et Usinor symbolisent ce havre de paix et de labeur.

Another Way Now, pourrait supprimer 2800 villages d’ici 5 ans

Genre : farce économique ou drame agricole, fiction.

Sujet : L’Europe et ses boulets : ses pauvres et son agriculture.

Lieu : siège social de « An Other way Now », groupe financier.

Contexte à grande échelle : le jour où l’Homo Oeconomicus s’est emparé du monde.

Contexte local : que faire de ces mecs qui s’accrochent et à leurs plantations d’oliviers et à leurs chèvres, au reste très attachants, dans un Sud à fort handicap géographique où l’obligation de résultat ne fait pas partie des mentalités.

L’histoire : la privatisation à grande échelle a eu lieu. C’est le jour de la passation de pouvoir, le transfert de souveraineté entre les pays qui ont baissé les bras et An Other Way Now qui est côté au plus haut.

Mais dans cette réunion où le verbe économique tout puissant domine, c’est l’humain qui surgit sans cesse nous rappelant que le monde n’est pas une marchandise et que boire manger danser voire plus si affinité entre les peuples, est encore un avenir possible.

Fantaisie économique et musicale pour Pokemon, Jordan, sa mère et l’Education nationale

Fantaisie économique et musicale pour Pokémons, Jordan, sa mère et l’éducation nationale  est une pièce courte : 50 minutes pour 2 acteurs et une vingtaine de Pockets Monsters, figurines magiques  animées par les pratiquants amateurs. ( Lycéens,  élèves des écoles de musique,  habitants…)

L’argument de la pièce :

C’est la rencontre entre Sylvio Akiyoshi, PDG d’une multinationale de fabrication de jouets, genre Pokémon et autres Garurumon et une mère de famille, femme de ménage dans l’entreprise.

La mère tente d’expliquer au PDG les difficultés que la maîtresse d’école de son fils Jordan lui a exposées. A savoir les difficultés de Jordan pour la lecture et son peu de concentration et d’intérêt pour la classe. Le fabricant lui oppose les arguments positifs de la créativité du monde imaginaire des enfants et des ados et la marge financière que cet imaginaire peut, doit et va dégager sur le marché croissant des figurines magiques.

Suite à « United Problems of Coût de la Main d’œuvre » créée en avril 2002, puis « Another Way Now, pourrait supprimer 2800 villages d’ici 5 ans » créée en novembre 2006, la compagnie a décidé de poursuivre le déchiffrage des textes de Jean Charles Massera, par goût prononcé de cette écriture de la rupture, de l’utilisation ludique de cette langue qu’il définit lui-même comme étant celle « de l’ennemi ».

Eve versus Lucy, l’autre cauchemar de Darwin

Nous avions le siècle des Lumières. Aujourd’hui nous n’avons que l’électricité. Avec des plombs qui sautent de temps à autres.
Veilleur où en est la nuit ?

Au moment où la laïcité est chaque jour remise en cause par la plus haute autorité républicaine, au moment où le dogme religieux disjoncte, contraignant la liberté d’expression et la liberté des mœurs à rebrousser le chemin parcouru à la fin du XXème siècle, il est urgent de rappeler la différence entre croyance et connaissance et de rendre aux hommes la responsabilité de leurs choix.

Entre voix de velours et cris de singes, la bataille pour le non empiètement des magistères, qu’on croyait fossilisée depuis 1905, reprend de plus belle entre Eve et Lucy.
Ici l’‘argumentation scientifique se pose clairement dans le souci de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à Darwin ce qui est à l’histoire du monde.
C’est une manière de régler ses comptes au créationnisme et à tous ceux qui enseignent que la terre a été faite en 7 jours il y a moins de 10 000 ans.
C’est une manière aussi de faire la part belle au rêve en se replongeant dans le placenta originel, le ventre humide de la terre, et les cris stridents du primate qui nous habite.

Ce « Bar des Sciences » tentera de diffuser un peu de pensée scientifique et de faire résistance aux religieux de tous poils. Mais entre Eve et Lucy le combat originel est inachevé. Entre le Dessein Intelligent et la Théorie de l’Evolution l’homme passe de l’Image de Dieu à l’ordre des primates. Quelle secousse !
Rendre compte de notre monde et de ce que nous sommes reste encore aujourd’hui le Vrai Cauchemar de Darwin.

Albertine, Marthe, Andrée, Claude et les Autres

Cabaret pour trois mariées, trois fantômes et deux guerres mondiales.

On y mange, on y boit, on y danse, petit moment de la condition humaine.

« Parce qu’il est urgent de dire à voix haute qu’ils ont existé, et que l’Histoire avec un grand H s’est nourrie de leur vie. Que chaque guerre, chaque bouleversement politique, économique, chaque avancée sociale se nourrit de la vie de Claude, Renée, Albertine et les Autres… et qu’il est infiniment précieux et joyeux de pouvoir le dire aujourd’hui à voix haute… »

« Pendant 85 ans je n’ai pas pu m’exprimer. Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin de parler. » Ainsi commence le récit de Lydie.

Avec la vie de quinze femmes, qui ont travaillé, enfanté, vécu pendant les deux guerres mondiales du vingtième siècle,  trois personnages féminins, en robe de mariée,  portent la mémoire de la condition féminine. Portent surtout l’histoire des hommes et les deuils de la patrie.

C’est pourtant soixante minutes de joie où la mémoire sensitive est réveillée par toutes les bonnes choses à manger offertes par les comédiennes et qui, comme la madeleine de Proust, nous ramène dans notre jeune temps, qui n’était pas toujours bon, mais ça fait rien, l’humanité en verra d’autres.

Puisque les mariées-comédiennes et les spectateurs sont dans le même espace, buvant aux mêmes tables, et valsant entre les chaises, on sort finalement les photos et tout le monde reconnaît les siens. C’est alors qu’on se rend compte que la vie dans le Nord est la même qu’à l’Est, et que la vieillesse ne connaît pas de frontière.

D’ailleurs toutes ces vies ont trouvé leur dernière place sur les étagères de la Bibliothèque Nationale de France.

Road Movie à bicyclette

Road Movie à bicyclette, c’est l’histoire vraie d’une femme du Nord, qui après avoir consciencieusement élevé sa famille, découvre à 45 ans que la planète, et sans doute la vie, ne se limite pas au Nord-Pas-de-Calais.

Alors elle prend la route et parcourt en vélo plus de 120.000 km en 15 ans !

De Grande Synthe au Cap Nord, de Montréal à Vancouver, de Buenos Aires à Ushuaia, de Mexico à Fairbanks, puis elle traverse l’Europe, l’Australie, la Tasmanie, le Japon, Inde, Népal, Cambodge, Laos, Thaïlande….

C’est une quête d’émancipation et de connaissance à travers le dépassement de soi que nous raconte cette femme, qui refuse le sillon de l’épouse-ménagère que la société lui a tracé, découvrant le chemin dangereux de l’égalité et de la liberté.

Cette femme existe, elle s’appelle Chantal Valera, elle m’a confié ses étonnants carnets de route dont j’ai tiré ce spectacle.

Brigitte Mounier.

Yes, peut-être

Manga post nucléaire.

C’est un no man’s land entre « Le dernier Combat » et « Mad Max »,
où les femmes auraient été plus résistantes que Jean Bouise.

L’histoire :

Dans un monde dévasté par la guerre et la bombe nucléaire, reste un théâtre près de la mer où survit une femme encore civilisée. Un beau jour s’infiltre par les cintres, un cinquième élément jeune et curieux, à la recherche d’eau et de connaissances.

Ensemble, la vieille résistante et la jeune inconnue vont reconstituer des bribes de mémoire collective et de notre histoire actuelle. Finalement convaincue qu’il faut tenter de vivre, l’ancienne cédera à la jeune rescapée du 24ème désert le résidu de guerrier que les chefs ont donné aux femmes pour repeupler la planète.

Dans cette pièce très rarement jouée, probablement inspirée par la bombe d’Hiroshima et par la guerre du Vietnam, Marguerite Duras joue d’une langue réinventée, primaire et sophistiquée, curieusement beckettienne.

Écrite en 1968, la pièce reste hélas d’actualité, si l’on considère l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de nos têtes.

Hair Mundo Frei

« La pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie » (A Camus/Mythe de Sisyphe)

Célébrant l’envie de paix, d’amour et de liberté, à partir de l’esprit de Hair une tribu de quinqua tentera de réveiller l’utopie d’une société communautaire qui a bercé leur adolescence et en laquelle ils ont toujours cru. Reconstitution d’une tribu éparpillée.

Entre le théâtre musical, la fête populaire et le happening. Une heure trente de réconfort utopique.

L’histoire
Au moment où, portés par le rêve d’une société nouvelle, ils militaient contre la guerre et le capital, flairant que les choix à venir pourraient bien les séparer, une tribu de jeunes femmes et hommes fait le pari de se retrouver « dans 30 ans, le 28 mai à 11h au même endroit, chiche, pour voir, voir comment on sera ». Leur signe de reconnaissance sera Hair.
Ce jour-là est venu. Le spectacle commence là.
Il y a ceux qui sont au rendez-vous et ceux qui ne viendront pas.

The Road to Santiago

Ein Jakobsweg

„Ich hab da mal diesen Artikel gelesen in der Zeitung, oder war das im Fernsehen?
Über diesen Pilgerweg nach Santiago de Compostela. Ich muss das machen, dachte ich mir. Ich war plötzlich ganz sicher.“
Eine Frau macht sich auf den Weg. Laufen, nur laufen.
Jeden Tag zwanzig Kilometer oder mehr. Drei Monate lang. Oder vier?
Man kann doch zuhause in Köln losgehen, mal alles hinter sich lassen.
Aber ob sie das auch schaffen würde? Den schweren Rucksack tragen. Durch Frankreich über die Pyrenäen nach Spanien. Hört sich anstrengend an. Da hat man bestimmt Blasen an den Füßen oder einen Sonnenstich. Was für Leute man da wohl trifft? Soll sie ein Zelt mitnehmen? Und wenn es regnet? Und wenn sie sich verlaufen sollte, so ganz allein in den Bergen oder im Wald- was dann?
Je länger die Frau unterwegs ist, desto mehr begegnet sie nicht nur anderen Pilgern, sondern auch sich selbst.
Denn, so gut sie sich auch vorbereitet hat auf diesen Weg, da ist etwas, das hat sie vergessen.
Ein Stück über das Abenteuer, mit sich selbst unterwegs zu sein.

D’un retournement, l’autre

Comédie sérieuse sur la crise financière, en quatre actes et en alexandrins, de Frédéric Lordon, publiée aux Editions Seuil

En mai 2011 sortait aux Editions du Seuil une pièce de théâtre en alexandrins écrite par un économiste français, Frédéric Lordon.
La chose était déjà surprenante ; la lecture de la pièce, elle, fut édifiante puisqu’elle s’attache à décrire le mécanisme financier du krach boursier de 2008 et celui que nous traversons aujourd’hui. C’est donc une pièce qui nous concerne tous : ici et maintenant.

Le rideau s’ouvre : messieurs les banquiers, son Altesse le président de la République française, monsieur le Premier ministre, monsieur le gouverneur de la Banque centrale et le petit peuple des conseillers de la Cour.
La pièce peut commencer : lessivés par la crise des désormais célèbres subprimes, les banquiers s’apprêtent à sonner à la porte de l’État pour lui demander de mettre la main au porte-monnaie … avant que le résultat de leurs acrobaties ne fasse exploser les dettes publiques et ne conduise à la rigueur pour tous – pour tous sauf eux.
La crise de la finance mondiale, la déconfiture d’un système aux abois et l’acharnement bouffon de ses représentants qui cherchent à le maintenir envers et contre tout.
Mais ces « élites» aveuglées par leur domination et déjà disqualifiées par l’Histoire ne voient pas qu’un retournement peut en cacher un autre ;
et celui des marchés annoncer celui du peuple.

United Problems of Coût de la Main d’Oeuvre

« United Problems of Coût de la main d’oeuvre » est une Tragédie politique, une espèce de « 7 sur 7 » qui tente de ne pas répondre à la soeur à Christian ni aux questions que nous nous posons sur les effets dévastateurs de notre système économique. Objectif : L’épuisement total de l’argumentaire en faveur de la mondialisation.

« C’est un spectacle extrêmement drôle et décapant, joué par trois comédiennes époustouflantes du nord de la France, dont Brigitte Mounier , qui raconte comment trois femmes cadres dynamiques caricatures d’elles-mêmes tentent de répondre à une femme ( en voix-off) qui les interroge sur leur probable licenciement de son mari et de sa fille.
La femme pose inlassablement les mêmes questions auxquelles les trois autres s’empressent de répondre de façon absconse sur la conjoncture actuelle, en finissant bien sûr par s’emmêler les pinceaux et vendre la mèche. »
LE SOIR de Bruxelles /lundi 2 août 2004

« United Problems of Coût de la Main d’Oeuvre prend la forme d’un débat télévisé sur les effets dévastateurs des phénomènes de délocalisation dans la vie de « la sœur à Christian « ou « de mon mari »…
Compressant différents niveaux de réalités, télescopant micro et macro , documentant les rapports profanes au politique te à l’économique…Massera produit en quelques pages de fiction une analyse critique plus subversive que celles des meilleurs sociologues. »
LES INROCKUPTIBLES / du 19 au 26 mars 2002

Lola, Bachir, Gretel Et Knut – Générations X, Y, Z

Ils sont jeunes, ils sont beaux. Leur histoire familiale a traversé les frontières. Un arbre généalogique qui s’étend, au Sud, à l’Est, qui traverse les mers. Leurs parents sont venus du Maghreb, de Pologne, Espagne, Italie, Arménie, Biélorussie, Éthiopie, Madagascar, des Comores et du Voyage. Ils sont Français.
Ils ont en eux l’espoir d’un monde meilleur, plus juste, plus joyeux. Ils ont des désirs, des idéaux humanistes, des utopies. Changer le monde est encore au programme. Ils nous le disent, le chantent et le dansent.